Une croissance mondiale trop faible pour empêcher la hausse des défaillances d'entreprises

Croissance mondiale & défaillances

La croissance mondiale est trop faible pour contrer la hausse des défaillances en 2016
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Afin de vous aider à lutter contre le risque d’impayés, et d’affiner votre stratégie commerciale à l’international et en France, Euler Hermes étudie en permanence les défaillances d’entreprises, dans plus de 40 pays. Le leader mondial de l’assurance-crédit met régulièrement à jour ses prévisions, et propose des analyses détaillées par secteur d’activité.


Carte des défaillances dans le monde (T4 2016)


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Malgré la reprise, la croissance mondiale restera trop faible pour empêcher la hausse des défaillances d’entreprises. Les défaillances sont ainsi en train d’augmenter dans la plupart des pays émergents et aux Etats-Unis cette année, même si elles continuent de se replier en Europe de l’Ouest. A l’échelle mondiale, les défaillances devraient augmenter pour la première fois depuis 2009, de +1% en 2016 et de +2% en 2017.​

RISQUE DE FAILLITE : AU-DELÀ DES CHIFFRES


  • Pour analyser et comprendre les défaillances d’entreprises, l’étude des volumes ne suffit pas à dresser un tableau précis des risques pour les créanciers. Il est nécessaire de prendre en considération le degré de facilité (ou de difficulté) à recouvrer des dettes – en terme de temps et de coût – ainsi que les cadres juridiques propres à chaque pays en matière de faillites.

  • L’augmentation actuelle des faillites dans les pays émergents paraît bien plus problématique que dans les économies avancées. D’après l’Indice de complexité de recouvrement d’Euler Hermes et celui de l’environnement des affaires de la Banque mondiale, la plupart des pays émergents sont à la traîne. 

  • C’est notamment le cas des trois « poids lourds » que sont la Chine, le Brésil et la Russie, et qui figurent parmi les pays les moins performants. Le Brésil enregistre une performance particulièrement médiocre en termes de délai de recouvrement de créances. En moyenne, quatre ans s’écoulent entre la date à laquelle une entreprise fait faillite et le moment où le créancier est remboursé. 

  • Concernant la Chine et la Russie, le principal obstacle à surmonter est le cadre législatif, encadrant les entreprises en proie à des problèmes de solvabilité. En Chine, la loi qui régit les défaillances d’entreprises semble extrêmement complexe tandis qu’en Russie, les procédures d’insolvabilité ne sont quasiment jamais mises en œuvre. Par conséquent, les défaillances d’entreprises semblent bien plus susceptibles

    1. de déboucher sur une liquidation et
    2. de produire une réaction en chaîne et de frapper les créanciers sur les marchés émergents qu’elles ne le sont dans les économies avancées.
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