Nos méthodologies

 

 

Risque pays

L’évaluation du niveau global de risque pays repose sur un élément central, la Note Pays structurelle, mesure du risque de transfert et de convertibilité et de qualité de l’environnement des entreprises, qui est déterminée par la combinaison de trois 
analyses :  

L’évaluation des déséquilibres macroéconomiques...


...qui analyse notamment la structure de l’économie, la politique budgétaire et monétaire, l’endettement, le solde extérieur, la stabilité du système bancaire ;

L’évaluation du cadre institutionnel/sociétal de la vie des affaires...


...qui analyse notamment  le cadre réglementaire et légal, le contrôle de la corruption et la relative facilité à faire des affaires ; 

L’évaluation de la stabilité du système politique et l’efficacité du gouvernement...


...qui analyse notamment les mécanismes de transfert de pouvoir et les processus de succession, la concentration des pouvoirs, l’efficacité de la politique, l’indépendance des institutions, la cohésion sociale, les relations internationales.

Les deux premiers éléments constituent des sous-rubriques de la note relative au risque économique attribuée à chaque pays. Le troisième élément détermine la note relative au risque politique. Ces notes relatives au risque économique et au risque politique sont ensuite combinées pour donner la Note Pays structurelle, sur une échelle à 6 niveaux (allant de AA à D sur laquelle AA est le risque pays structurel le plus faible et D le risque pays structurel le plus élevé).

Cette Note Pays structurelle est ensuite combinée, pour les 70 plus importantes économies, à un Indicateur d’Alertes à Court Terme, mesure synthétique de vulnérabilité à court terme du pays aux risques de financement (Financial Flows Indicator ou FFI) et de cycle (Cyclical Risk Indicator ou CRI). 

Les quatre grands niveaux globaux de risque pays (faible, modéré, significatif, élevé) résultent du regroupement en 4 classes des différentes combinaisons possibles de la Note Pays structurelle et le cas échéant de l’Indicateur d’Alertes à Court Terme, sur une échelle de risques croissants.

Analyse des défaillances


Le concept de défaillance d’entreprise variant d’un pays à l’autre, il est difficile d’établir des comparaisons internationales. Les différences sont de deux ordres ; tout d’abord, les procédures d’insolvabilité ne revêtent pas la même importance dans tous les pays.

Certains pays privilégient les arrangements à l’amiable (c’est par exemple le cas de l’Espagne et de l’Italie) ; les chiffres des défaillances d’entreprises y sont assez faibles et ne reflètent pas l’ampleur réelle du phénomène. 

Ensuite, si dans certains pays, les faillites d’entreprises individuelles sont incluses dans les chiffres des défaillances d’entreprises, dans d’autres, elles sont classées dans la catégorie des faillites personnelles (c’est notamment le cas aux Etats-Unis), ce qui empêche toute distinction entre les faillites personnelles et les faillites d’entreprises individuelles. Dans ce dernier cas, le nombre de défaillances d’entreprises est largement sous-estimé.

En outre, pour établir le taux de défaillances d’entreprises d’un pays, nous utilisons la définition d’une entreprise telle qu’elle apparaît dans les statistiques nationales en la matière : ainsi, dans le cas des Etats-Unis, il n’est pas tenu compte des entreprises individuelles, dont le nombre est estimé à 17 millions environ. 

Néanmoins, dans la plupart des pays, les faillites d’entreprises individuelles sont incluses dans les défaillances d’entreprises.

Pour remédier à l’hétérogénéité des statistiques et aux particularités nationales, nous prenons en compte l’évolution des défaillances dans le temps plutôt que leur nombre absolu. Ainsi, pour chaque pays, nous avons calculé un indice des défaillances, en retenant l’an 2000 comme base 100. 

Ensuite, nous avons établi un Indice Global des Défaillances (IGD), qui représente la somme pondérée des indices nationaux. Chaque pays y est pondéré en fonction de sa contribution au PIB total (à taux de change courants) des pays étudiés.
​​
​​​​​​