Défaillances d'entreprises en France

Le point sur les faillites en France

Bilan 2016 des défaillances France

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Le nombre de défaillances d’entreprises s’est replié en 2016 de -7%, et devrait suivre la même tendance en 2017. Le recul enregistré l’année passée est à lier au rebond des marges des entreprises, de 29,8% à fin 2013 à 31,5% au troisième trimestre 2016. Celles-ci ont été soutenues par le faible cours du pétrole, des réductions d’impôts ciblées et de meilleures conditions de crédit. Néanmoins, même si le repli des défaillances est effectif, la route est encore longue, et Euler Hermes reste vigilant face à une situation compliquée pour les entreprises françaises.


 

« En 2016, on dénombre près de 58.600 défaillances d’entreprises en France. C’est un volume qui demeure préoccupant, car il est de 24% supérieur au niveau constaté avant la crise de 2007 », explique Eric Lenoir, Président du Comité Exécutif d’Euler Hermes France.


En outre, la baisse conséquente du nombre de défaillances enregistrée en France en 2016 masque de réelles disparités sectorielles :

  • Le secteur de la construction a par exemple enregistré une embellie en 2016, après plusieurs années de détérioration. D’un côté, les permis de construire ont bondi de +15% sur un an. De l’autre, les ménages ont retrouvé confiance en l’avenir, et leur investissement dans la construction a cru de +1,5%, contre -0,8% en 2015.

  • Dans l’industrie manufacturière, les défaillances se sont repliées de -9,2% en 2016. Le rebond des marges a été un facteur clé d’amélioration (35,1% au 3ème trimestre 2016 vs 32,6% fin 2013), la faiblesse du prix des matières premières pesant sur les coûts. L’accélération de la consommation des ménages a également aidé le secteur (+1,8% en 2016 contre +1,5% en 2015).

  • Le ciel est plus sombre pour l’agriculture : l’année passée, le secteur a été affecté par une série d’évènements conjoncturels. En 2016, la production agricole française en volume a chuté de -6%. Les fortes intempéries et l’épidémie de grippe aviaire ont fortement affaibli les exploitants, d’où une recrudescence des faillites dans le secteur de +3,2%.

  • Pour les transports, la hausse des défaillances s’est limitée à +0,6%, mais est à rebours de l’embellie constatée en France. Si l’uberisation est souvent citée, l’annus horribilis enregistrée en 2016 par l’appareil exportateur français a également affecté le secteur des transports.


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