Le triple choc de 2008 : crise financière, envolée des matières premières et ralentissement mondial
Hausse des défaillances dans le monde de 15% en 2008
L’économie mondiale est soumise en 2008 et 2009 à trois chocs : une crise financière dite des subprimes qui se diffuse à l’ensemble des économies de l’OCDE et se traduit par un ralentissement de la construction et de l’immobilier ; un choc de prix des matières premières alimentaires et énergétiques ; enfin un ralentissement des échanges mondiaux provoqué par la perte de vitesse de l’économie américaine. « Ces trois chocs vont ramener la croissance mondiale à un peu moins de 3% en 2008 et 2009 » commente Karine Berger, Directrice des Etudes d’Euler Hermes SFAC.
En conséquence, l’indice global des défaillances devrait augmenter d’environ 15% en moyenne en 2008.
Les 3 chocs de 2008 amputent la croissance française
En France, la croissance du PIB serait de 1,8% en 2008 et de 1,4% en 2009. « Sur les deux années, c’est ainsi environ 1 point de croissance en cumulé qui est perdu par rapport aux estimations antérieures du fait de ces trois chocs : 0,2 point lié à l’arrêt de l’expansion de la construction, 0,6 point dû à la baisse de régime de la consommation et 0,2 point découlant du ralentissement des exportations, ce qui devrait ramener la croissance du PIB à 1,8% en 2008 et 1,4% en 2009 » souligne Karine Berger, Directrice des Etudes d’Euler Hermes SFAC. L’impact le plus important est l’envolée des prix énergétiques et alimentaires qui ramène la croissance des revenus (corrigés de l’inflation) des ménages à 1% cette année, ce qui explique une stagnation de la consommation aux trois premiers trimestres de l’année 2008. Pour autant, les entreprises continuent d’investir, bien que sur un rythme un peu moins rapide. L’économie française continue en outre de bénéficier d’une bonne orientation du marché du travail.
Dans ce contexte de ralentissement, à la fin du mois de mai, la hausse moyenne des défaillances en France (cumul sur 12 mois par rapport à l’année dernière) est de 14% et atteint essentiellement les petites structures. Les secteurs français touchés en priorité par le ralentissement économique - le bâtiment, l’immobilier, les transports, et le commerce de détail et de gros – sont les plus concernés.
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