Brexit : Une sortie de l’UE briserait fortement le dynamisme des entreprises britanniques

07.12.2015
Même si la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne (ou « Brexit » pour British exit) reste une issue peu probable pour l’assureur-crédit Euler Hermes, celui-ci a envisagé les différents scénarios et évalué leurs conséquences possibles sur l’économie du pays dans une nouvelle étude, « Brexit me if you can ».

 

Aujourd’hui, l’incertitude qui continue de régner autour du « Brexit » pèse sur la confiance et pourrait retarder certaines décisions d’investissement. Une période transitoire qui devrait coûter 0,1pp de PIB à la Grande-Bretagne. Elle afficherait alors une croissance de +2,1% en 2016 et +1,9% en 2017.


En cas de « Brexit », suivi d’un nouvel accord de libre-échange avec l’UE, la croissance des chiffres d’affaires des entreprises britanniques pourrait être divisée par deux, notamment à cause :

  1. des pertes directes liées aux exportations,
  2. d’une chute jusqu’à 2 points des marges (liée à des coûts supérieurs en approvisionnement et en financement),
  3. du désinvestissement causé par la sortie du marché unique.

L’export perdrait alors près de 9 milliards de livres sterling, voire même jusqu’à 30 milliards (8% du total des exportations britanniques) dans l’hypothèse où aucun accord de libre-échange avec l’UE n’est mis en place. Une brèche que la Grande-Bretagne mettrait 10 ans à combler. Sans compter le tarissement des investissements étrangers qui représenterait un manque à gagner de 210 milliards de livres sterling dans les 4 années qui suivraient une décision de sortie de l’UE.



« Le Brexit laisse planer un doute et génère un certain attentisme en termes d’investissement. Il représente un risque majeur pour les entreprises outre-manche et toucherait en premier lieu les secteurs financiers, automobile, agroalimentaire, textile ainsi que les machines-équipements, la chimie et l’énergie », analyse Ana Boata auteur de l'étude et économiste spécialiste de l'Europe pour Euler Hermes. « En dehors de ce scenario catastrophe, l’économie britannique reste dynamique : les chiffres d’affaires sont attendus en hausse de +4% en moyenne après 2017. »

 

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