Les conséquences économiques du Brexit

27.06.2016

Malgré les divisions, le Royaume-Uni a choisi ; 51,9% des électeurs britanniques ont voté la sortie de l’Union européenne à la suite du référendum du 23 juin 2016. Un vote qui aura d'importantes conséquences économiques, aussi bien à court-terme qu' à long-terme...

 

Les conséquences économiques du Brexit à court-terme

Les marchés vont rapidement répercuter l’incertitude sur les prix ; le choc sur les marchés de capitaux de de change (la livre devrait perdre au moins 10% cette année) affectera la consommation privée et l’investissement au T3 et au T4. Le risque de récession au second semestre 2016 est élevé. Nous pensons que la croissance du PIB ralentira brusquement en 2016 (+1% en 2016 contre +2,3% en 2015).

Les conséquences économiques du Brexit à long-terme

Sur le long-terme, l’activité économique sera profondément marquée par le Brexit. Une série d’indicateurs (parmi lesquels la croissance du PIB, les exportations et les investissements étrangers) afficheront une baisse en raison, notamment, du climat d’incertitude qui pèse sur l’issue des négociations avec l’Union européenne. Les chiffres d’affaires et les marges des entreprises reflèteront également la nouvelle réalité, tout comme les chiffres des défaillances, en hausse de 1.500 à 1.700 faillites entre 2017 et 2019.

Sortie en douceur ou sortie dans la douleur ?

La sortie officielle aura probablement lieu début 2019 mais un allongement du délai de deux ans associé à la procédure européenne n’est pas exclu. En cas de sortie en douceur, facilitée par un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, la croissance réelle du PIB britannique pourrait baisser de 2,8 points entre 2017 et 2019. En l’absence d’un tel accord, la chute pourrait atteindre 4,3 points de croissance.