+2,4% de croissance pour le Canada en 2018

16.04.2018

Alors que le Premier Ministre du Canada, Justin Trudeau, s’exprimera demain devant l’Assemblée Nationale, Euler Hermes fait le point sur l’économie canadienne. La croissance du Canada s’est avérée dynamique en 2017, atteignant +3,1% (+1,4% en 2016). La consommation des ménages y est pour beaucoup (+3,5%), soutenue par la bonne santé du marché de l’emploi canadien. En effet, le taux de chômage a atteint début 2018 un point bas record (5,8%), et le nombre de nouveaux emplois créés au Canada a cru 3 fois plus vite en 2017 qu’aux Etats-Unis. De plus, les salaires canadiens ont augmenté de +3,3% a/a à fin 2017. Autant d’éléments porteurs qui ont mené le Canada au rebond économique l’an passé.

 
Illustration croissance Canada 2018 

Retour à la normale en 2018 pour l’économie canadienne


Pour 2018, Euler Hermes prévoit un ralentissement de la croissance canadienne à +2,4%. Même si le gouvernement a pris des mesures pour ralentir la hausse des prix (taxes, réglementation des prêts hypothécaires), un risque de bulle demeure pour le marché du logement canadien et menace les perspectives de croissance du pays. Par ailleurs, les négociations concernant les traités de l’ALENA sont périlleuses et leur issue est incertaine, de quoi peser potentiellement sur le commerce canadien.


Toutefois, la décélération de la croissance attendue en 2018 apparait surtout comme un retour à la normale après la forte reprise connue en 2017. La politique monétaire de la Banque du Canada devrait rester accommodante cette année et soutenir les entreprises. Les défaillances devraient d’ailleurs se stabiliser en 2018 au Canada (+0%).


+100 millions d’euros à saisir au Canada pour les exportateurs français en 2018


L’application du CETA devrait également offrir de nouvelles opportunités aux entreprises canadiennes et leur faciliter l’accès au marché d’envergure que représente l’Union Européenne, donnant au passage un coup de pouce à la croissance du Canada.


Mais l’entrée en vigueur de ce traité profitera aussi aux exportateurs européens souhaitant toucher le marché canadien, dont les entreprises françaises. En effet, selon Euler Hermes, la demande additionnelle adressée à la France par le Canada devrait s’élever à +100 millions d'euros en 2018, alors qu’elle n’était que de +20 millions en 2017. Un potentiel mesuré mais intéressant pour les entreprises françaises désireuses de s’imposer outre-Atlantique.


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