Etude fraude 2015 : conséquences et enjeux pour l'entreprise

02.06.2015
Alors que la fraude touche plus d’une entreprise sur deux cette année, Euler Hermes, le leader mondial de l’assurance-crédit, et la DFCG, l’association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion, se sont associés pour réaliser une grande enquête auprès de 184 entreprises.
 


L’étude nous révèle que 77% des entreprises ont été victimes d’au moins une tentative de fraude externe dans les douze derniers mois et que celles-ci ont subi plus de dix tentatives sur la même période. Un véritable harcèlement qui fragilise tout type d’entreprise, PME ou multinationales.

« Le phénomène est très préoccupant et s’accentue considérablement en France depuis cinq ans », précise Eric Lenoir, Président du comité exécutif d’Euler Hermes France. « 20% des entreprises n’ont pas réussi à déjouer toutes les tentatives de fraude. Dans un contexte économique encore relativement tendu, les pertes induites par ces attaques peuvent sérieusement porter atteinte à la trésorerie de l’entreprise et à sa rentabilité. »

Dans les typologies de tentatives de fraudes externes recensées, l’usurpation d’identité arrive en tête, qu’elle prenne la forme du « faux président », du « faux client » (par de faux ordres de paiement) ou du « faux fournisseur » (par la modification des coordonnées fournisseurs).

80% des entreprises interrogées affirment que la fraude est reconnue comme une menace importante par la direction générale. Des moyens sont d’ores et déjà mis en place pour y faire face : 65% des répondants ont renforcé leurs procédures internes et 32% proposent des formations à leurs collaborateurs. Mais paradoxalement seuls 28% d’entre elles disposent d’une cartographie de leurs risques de fraude.


« La sensibilisation des équipes est primordiale, surtout quand on observe que les fraudes sont déjouées en majorité grâce à un bon dosage de procédures de contrôle et de réactions humaines. Le directeur financier joue alors un rôle central dans ce dispositif, non seulement pour optimiser les procédures, former directement les collaborateurs en prise directe avec les enjeux financiers de l’entreprise, mais aussi leur comité de direction, déjà sensibilisés pour 90% d’entre-deux. C’est ainsi que la DFCG a développé une formation spécifique sur la prévention de la fraude », souligne Philippe Audoin, président de la DFCG.

« Les fraudes externes sont en forte augmentation mais elles ne doivent pas non plus masquer la menace que représentent les fraudes internes, encore plus fortes en nombre et en montants », rappelle Eric Lenoir. « Si des procédures de prévention sont indispensables, un système de protection plus global de ses actifs apparait aujourd’hui incontournable. Pourtant 81% des entreprises françaises ne connaissent pas encore l’existence des assurances anti-fraude. »

Euler Hermes a lancé en début d’année une assurance contre le risque de fraude, destinée plus particulièrement aux PME et ETI (à partir de 5 millions d’euros de chiffres d’affaires), en leur proposant une couverture jusqu’à 10 millions d’euros. « EH Fraud Cover » assure une protection complète contre la fraude interne, externe et la cyber-fraude et prend en charge aussi bien les pertes financières directes, que l’impact éventuel sur la réputation de l’entreprise et une contribution aux frais de procédure judiciaire engagés.