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En France et en zone euro, 1 entreprise sur 4 pourrait être en crise de trésorerie l’année prochaine

24/11/2020
La première vague de confinement du printemps 2020 a affecté plus fortement que prévu la rentabilité des entreprises non-financières européennes, malgré un soutien étatique massif. En effet, selon Euler Hermes, le leader mondial de l’assurance-crédit, la marge bénéficiaire des entreprises non-financières a reculé au premier semestre 2020 de -7 points en France, de -5,2 points en Espagne et de -1,3 point aux Pays-Bas. En France, 2/3 de cette contraction est imputable au paiement par les entreprises de l’impôt sur la production. 

« Afin d’aider les entreprises à surmonter la crise, l’Etat français a consenti des décalages de charges. Mais l’impôt sur la production n’est pas concerné par ce décalage. Ainsi, avec un chiffre d’affaires amoindri par le premier confinement, le paiement de cet impôt à la fin du T2 2020 est venu directement affecter la rentabilité des entreprises françaises », détaille Selin Ozyurt, économiste France chez Euler Hermes.

A noter que dans le cadre du plan de relance français, un allégement de l’impôt sur la production de l’ordre de 10 Mds EUR est prévu en 2021 et 2022. Euler Hermes estime que l’impact de cet allégement sur les marges des entreprises françaises sera de +0,7 point par an.

La seconde vague de confinement, nouvelle menace pour la trésorerie des entreprises

Le reconfinement acté par plusieurs Etats en zone euro pourrait avoir de nouvelles conséquences importantes sur la trésorerie des entreprises. Certains secteurs semblent particulièrement exposés à ces impacts : textile-habillement, commerce non-essentiels, services de transports, concessionnaires automobiles, hôtellerie-restauration, et activités de loisir entre autres. Euler Hermes estime que ces secteurs pourraient subir des pertes d’exploitation en 2020 de -15% à -20% en moyenne en zone euro (vs niveaux d’avant-crise).

« Face à ces pertes, si les soutiens étatiques ne sont pas prolongés au-delà du S1 2021 ou que les entreprises se montrent peu enclines à emprunter à nouveau, le manque de liquidités pourrait rapidement se faire ressentir. Nous estimons ainsi qu’en zone euro, en France et en Allemagne, 1 entreprise sur 4 pourrait être en situation de crise de trésorerie l’année prochaine, c’est-à-dire en manque de liquidités pour garantir le bon fonctionnement de l’activité », alerte Ana Boata, Directrice des recherches macroéconomiques d’Euler Hermes.

Le chiffre d’affaires cumulé des entreprises exposées au risque de crise de trésorerie atteint 4 300 Mds EUR en zone euro, soit 20% du total du chiffre d’affaires des entreprises non-financières de la zone euro. En France, près de 860 Mds EUR de chiffre d’affaires cumulé est exposé au risque de crise de trésorerie, soit 22% du total du chiffre d’affaires des entreprises non-financières françaises.

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