Un chiffre d’affaires en fort recul, pas de retour à la normale avant 2023

22/07/2020

Euler Hermes présente sa dernière étude sur le secteur européen et français du textile-habillement. Le leader mondial de l’assurance-crédit fait état des perspectives de cette industrie, qui a été fortement affectée par la crise relative au Covid-19. Au sommaire :

  • En 2020, le chiffre d’affaires des entreprises européennes du secteur du textile-habillement se contractera de -19%. Un rebond est attendu en 2021 (+15%), mais il faudra attendre au mieux 2023 pour que le secteur retrouve ses niveaux d’avant-crise. Si le soutien budgétaire et monétaire à l’économie mondiale s’interrompt trop brusquement, et/ou si l’état d’urgence sanitaire international ne s’assouplit pas progressivement, le retour à la normale pourrait s’avérer plus long pour l’industrie du textile-habillement.

  • Malgré les différentes mesures de soutien apportées par les gouvernements européens, Euler Hermes estime qu’en Europe, dans le secteur du textile-habillement, 8% du total des emplois (soit environ 158 000 emplois) et 6% du total des entreprises (soit environ 13 000 entreprises) pourraient disparaître d’ici 2021. La part de PME dans le total des entreprises de cette industrie est deux fois plus grande que la moyenne du secteur manufacturier au global, ce qui rend le secteur textile-habillement européen d’autant plus vulnérable.

  • En France, le secteur du textile-habillement souffre également. Le chiffre d’affaires des industriels du secteur était en recul de -20% sur la période de janvier à avril 2020 par rapport à l’année précédente. In fine, Euler Hermes estime que le chiffre d’affaires des entreprises françaises du secteur se contractera de -17% en 2020. Un rebond du chiffre d’affaires du textile-habillement français est attendu en 2021, de +14%, mais le retour au niveau d’avant-crise ne s’opérera pas avant 2023.

  • Le secteur résiste-t-il mieux à la crise d’aujourd’hui qu’à celle de 2009 ? De quelles pistes les entreprises de cette industrie disposent-elles pour se sortir de cette période difficile ? Doivent-elles miser sur une production plus « verte », et accélérer leur transition numérique ?