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Quelle exposition au risque de défaillance pour les PME françaises, allemandes et britanniques ?

02/09/2021
En 2020, le soutien public a permis d’atténuer le choc Covid-19, réduisant le nombre de PME fragiles de plus de 8 000 en Allemagne, en France et au Royaume-Uni. Mais que se passera-t-il quand les mesures étatiques prendront fin ? Combien de PME européennes devront à nouveau faire face au risque de défaillance ? Les experts Euler Hermes se sont penchés sur la question dans leur dernière étude. Au sommaire :
  • Les experts Euler Hermes ont identifié 3 indicateurs permettant de détecter le risque de défaillances des entreprises 4 ans avant que celle-ci ne surviennela rentabilité des capitaux (inférieure à 6%), le taux de fonds propres (inférieur à 23,2%) et le taux de couverture des intérêts d’emprunt (inférieur à 1,1). En appliquant ces critères à près de 525 000 PME, Euler Hermes estime que 7% des PME allemandes risquent de faire défaillance d’ici 4 ans, contre 13% en France et 15% au Royaume-Uni.
  • En comparaison, selon les mêmes critères, en 2019, 9% des PME allemandes risquaient de faire défaillance d’ici 4 ans, contre 14% en France et 17% au Royaume-Uni. Cela signifie que le soutien étatique déployé dans ces pays a contribué à réduire l’impact de la crise Covid-19 sur la santé financière des PME. Il faudra toutefois se montrer vigilant quant à l’évolution de la situation de ces entreprises au cours des prochaines années, une fois que les mesures publiques ne seront plus en vigueur.
  • Sans les mesures publiques appliquées, la part de PME en risque de défaillance serait aujourd’hui bien plus élevée, et atteindrait 17% en France et 26% au Royaume-Uni. En effet, Euler Hermes estime que sans le soutien étatique, les marges des PME auraient reculé de -5 points à cause de la crise Covid-19, fragilisant fortement leur santé financière. En revanche, en Allemagne, la part de PME fragiles aurait été relativement stable avec ou sans soutien public.
  • Quels secteurs sont les plus affectés ? En France, les équipementiers automobiles, les équipements de transport et l’énergie sont les secteurs les plus affectés, principalement à cause de la détérioration de la rentabilité et de la capitalisation. Mais il faudra également se montrer vigilant concernant les secteurs de l’agroalimentaire et des services, qui présentent une part de PME fragiles plus importante que la moyenne nationale. En Allemagne, les secteurs dans lesquels la part de PME fragiles est la plus élevée sont les équipementiers automobiles, les équipements de transports, les services et les constructeurs automobiles. Au Royaume-Uni, l’énergie, les équipementiers automobiles, la construction et la distribution sont les plus touchés.
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